Benoit Hamon, le ministre de l’éducation ne veut plus des notes sanctions qui ne prennent en compte que les lacunes des élèves. Trop décourageant, il veut réformer l’évaluation et redonner confiance aux élèves français, champions de l’anxiété.
Des tests montrent aussi que nous ne sommes pas des champions côté résultats scolaires, très loin derrière la Finlande, qui elle, a pratiquement renoncé aux notes.
L’application de cette réforme est prévue non pas en 2025, mais dès l’année prochaine. Et pour une fois, parents et profs sont d’accords !
Peut-être qu’ils ont vu que d’autres méthodes existent et marchent très bien pour évaluer les connaissances des élèves.
Comme dans le Gers. Depuis 4 ans, au lieu de notes, ce sont des pastilles de couleurs qui sont distribuées dans le collège de Vic-Fezensac. Un exercice réussi égal deux points verts, un seul s’il l’est partiellement, un point rouge pour un effort de raisonnement faux et deux lorsque la copie est presque blanche.
Les enfants ne se comparent plus entre eux, et on remarque une intolérance au rouge chez les bons élèves. Tout bénef’ !
Au Québec, c’est la positive attitude. Les profs doivent mettre l’accent sur l’encouragement. Pour passer dans la classe supérieure, l’élève doit avoir engrangé au moins 60 % des compétences qu’il doit acquérir dans toutes les matières. Chaque trimestre, l’enseignant informe les parents de sa progression. Et il y a bien sur des contrôles, mais ils sont notés soit en pourcentage, soit en lettre, soit en appréciation.
L’auto-évaluation en Finlande. Régulièrement citée en exemple pour ses bons résultats scolaires, la Finlande laisse énormément de liberté aux profs sur la manière d’enseigner. Ils doivent respecter un seul principe : guider et encourager. Pour estimer le niveau de l’élève, qui apprend très tôt à s’auto-évaluer, on se concentre sur ses points forts et ses progrès. Et jusqu’à la 6ème, il n’y a aucune note chiffrée sur les bulletins.
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