On dit souvent que boire du vin, avec modération bien sûr, est bon pour la santé. Et ce n’est pas que moi qui le pense, mais bien de vrais chercheurs. On fait le point en 4 questions.
Est-on train de changer d’avis sur les méfaits de l’alcool ? Non, les effets négatifs de l’alcool sont documentés depuis des années, en particulier par l’institut national du cancer. Mais le vin serait un cas à part, d’après ses défenseurs. Il augmente par exemple la digestibilité des grasses et apporte de nombreux oligoéléments.
Le Professeur Jean Ferrières, cardiologue, va même plus loin : « Je ne suis pas d’accord avec ceux qui prônent l’abstinence totale. Plusieurs travaux ont notamment montré que le vin diminue les risques d’infarctus et d’AVC. »
Qu’est-ce qui différencie le vin des autres alcools ? Par définition, le vin contient de l’éthanol. « En petite quantité, il réduit l’agrégation des plaquettes qui bouchent les artères et favorise le bon cholestérol », explique le Professeur Ferrières. Problème : c’est ce même éthanol qui est cancérigène. Mais les polyphénols du vin neutralisent l’effet cancérigène… Oui je sais, c’est technique.
Côté cœur, ce sont aussi les polyphénols qui protègent les artères et l’organisme du stress.
A quelles conditions peut-on profiter de ces bienfaits ? Il faut boire peu, pas plus d’un verre ou deux, mais régulièrement. Et surtout au cours des repas, car il se crée une alchimie positive avec les aliments.
Et le soufre dans tout ça ? A moins d’être intolérant au soufre, les vins naturels ne sont pas la meilleure option, car ils contiennent moins de polyphénols. Et le soufre participe aussi à la préservation des arômes !
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