Scrutée, mesurée, pesée depuis des mois, Kate est officiellement en congé maternité. D’ici peu, après 2 ans dans le rôle d’épouse d’un futur roi, Kate endossera un nouvel habit, celui de mère d’un futur souverain, ou souveraine.
Car l’annonce, à l’automne, de sa grossesse a entraîné une minirévolution au Parlement qui a modifié les règles de succession : l’enfant à naître, qu’il soit fille ou garçon, montera sur le trône.
Jusqu’alors, seul le fils premier-né d’un souverain était destiné à régner. Si Elizabeth II est devenu reine, c’est seulement parce que son père, George VI, n’avait pas eu de fils.
A peine Kate s’est-elle retirée de la vie publique que la formidable machine à communication de la Firme, le surnom de la famille royale, s’est mise en marche. Le 18 Juin, elle convoque la presse britannique, et le 19, la presse étrangère. Pas question qu’une gazette du fin fond de l’Australie ait l’outrecuidance d’annoncer avant les news anglais la nouvelle essentielle : « Le duc et la duchesse de Cambridge ne connaissent pas le sexe de leur bébé. »
On n’en saura pas plus sur l’accouchement. A part que le ministre de l’intérieur ne sera pas dans la salle de travail pour vérifier qu’aucun bébé n’est substitué au rejeton royal. Cette tradition s’est éteinte en 1936.
L’enfant devrait naître à la mi-jullet. Pendant un moment, l’agence de communication royale avait pensé annoncer la naissance par Twitter. Mais la tradition l’a emporté. L’équipe médicale signera une déclaration attestant de la naissance. Cette simple feuille A4 crème sera ensuite remise à un chauffeur, lequel conduira le document jusque dans la cour de Buckingham Palace, où il sera exposé sur un chevalet, à la vue du public.
A cette minute précise seulement, la naissance royale sera officielle et le sexe du bébé connu. Son prénom sera vraisemblablement révélé quelques jours plus tard.
SOURCE : LIBERATION
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