Sur le site du Washington
Speakers Bureau, une agence de placement, vous avez en catalogue Tony Blair,
George Bush ou encore Colin Powel. Et il suffit presque de demander et l’ancien premier ministre
britannique ou l’ex-président américain viendront le jour dit, donner une
conférence.
Pour Tony Blair, les tarifs sont élevés, 200 000 $ la soirée. Bill Clinton a aussi mis longtemps la barre très haute pour payer ses frais d’avocats, après le Monicagate.
En ce moment, la chasse est ouverte à Washington pour s’attirer l’exclusivité des interventions des ex-membres du gouvernement Obama en plein renouvellement. Hillary Clinton, donnée partante en janvier, est la plus bankable !
Chez nous, on suit avec curiosité les nouveaux agendas internationaux de Nicolas Sarkozy ou de DSK. L’ancien président français a déjà donné 3 conférences depuis son départ de l’Elysée. La « saison » s’était ouverte à New York, où il s’était adressé à des patrons sud-américains. Et il avait su soigner son entrée avec quelques confidences dont raffole tout auditoire : « Je m’appelle Sarkozy, un nom pas très français. Je n’ai jamais bu une goutte d’alcool de ma vie. En France ! Et les Français m’ont élu président. » On dit qu’il aurait touché 100 000 €.
Mis à part les anciens chefs d’Etat, les Prix Nobel sont très prisés. Et d’autres sont plus inattendus comme Aimé Jacquet, qui capitalisa beaucoup sur la Coupe du monde de foot 1998.
Une professionnelle des conférences connait les petits travers de certains qu’ « il faut appeler 3 fois le matin pour être sûr qu’ils se sont bien réveillés » ou ces sportifs qui terminent un dîner chic complètement saouls …
Enfin, parler Anglais est évidemment indispensable. A New York, Sarkozy a commencé par une brève intro en anglais avant de passer au français. Mais il a promis à la salle qu’il reviendrait l’an prochain et qu’il parlerait « fluently »…
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