"En réalité, le jeune milliardaire se considère comme le petit roi de la
3ème puissance mondiale avec ses 900 millions d’habitants".
Voici comment est résumé Mark Zuckerberg par l'un des rares Français qui le
connait bien.
Et ça se vérifie. En 2011, il fait son apparition dans la cour des grands, à Deauville pour le G8, en compagnie des chefs d’Etat. En guise de présentation, il leur lance "Hey guys, I’m 26 !". Et là, choc de cultures !
Mais l’aventure Facebook l’oblige à forcer son destin dans des univers de plus en plus éloignés du sien. Le 18 mai dernier, c’est habillé de son célèbre sweat-shirt à capuche qu’il participe à l’introduction en Bourse. Wall Street ne s’en est toujours pas remis. L’opération est un fiasco. Zuckerberg est déjà loin, en voyage de noces en Italie. Chose importante à préciser : pour son mariage, il a daigné mettre un costume… Wall Street appréciera…
Mais à la maison, ce n'est pas plus simple : son mariage, Mark l’a annoncé sur le réseau. Et en guise de buffet pour ses invités, des bourritos à 5 $... chic pour un milliardaire-. Au-delà des fautes de goût, sa femme doit aussi supporter qu'il préfère ses ordis à elle. En 2008, elle lui a même fait signer un contrat l’obligeant à garder 100 mn par semaine pour la voir hors bureau.
Mais il sait que s’il veut faire de Facebook quelque chose d’encore plus grand, il va devoir changer. Sur les conseils d’un cadre de sa société, il a pris des leçons de PDG auprès de Steve Jobs. De quoi le regonfler ! Au printemps dernier, devant des amis, il avait lancé une idée totalement mégalo mais pas complètement irréaliste : "Un jour, ton profil Facebook remplacera ton passeport."
Et pour Facebook, il ne manque pas de défis :
Le lancement d’un téléphone Facebook en 2013, l’ouverture du réseau pour les moins de 13 ans et l’apparition d’un bouton "Want" pour favoriser le e-commerce sur le site. Ou comment passer du sentiment… à l’acte d’achat. Pas sûr qu'on "like".
SOURCE : GQ
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