Même si les frontières
terrestres n’ont plus aucun secret pour les géographes, les scientifiques n’ont
pas renoncé à parcourir la planète pour découvrir des terres vierges qui
regorgent de nouvelles espèces d’insectes, de plantes et d’animaux.
A l’initiative du Muséum d’histoire naturelle, une 20aine de scientifiques ont entamé hier une expédition au cœur du Tsingy de Namoraka, une des dernières terra incognita de Madagascar.
Le président du Muséum l’explique : « Il reste encore de nombreuses zones reculées au milieu de déserts, en Patagonie, au cœur de la Guyane, sur certaines îles au large du Chili, dans l’Himalaya et les Andes où il n’y a sans doute jamais eu d’empreintes humaines. »
« Il restera toujours des mètres carrés de terres où l’on ne sera jamais allé et la question est de savoir combien de temps ces zones vierges résisteront à la déforestation et à l’urbanisation. Sur la plupart des terra incognita découvertes il y a 100 ans, des villes ont aujourd’hui poussé. »
En 2008, les photographies d’une nouvelle communauté tribale isolée du reste du monde, vivant à la frontière du Brésil et du Pérou et le corps peint en rouge et noir, avaient fait sensation.
Il ne reste plus aujourd’hui qu’une 100aine de peuples isolés du monde extérieur, principalement en Amazonie. Mais leur mode de vie est menacé car leurs terres, riches en ressources naturelles, sont convoitées par les compagnies forestières et minières.
La principale terra incognita du globe est l’océan. Dans l’Antarctique, il y a des zones à 20m de fond où l’on n’est jamais allé et où il existe sans doute beaucoup d’étoiles de mer, d’oursins et de poissons que l’on ne connait pas.
SOURCE : LE PARISIEN / AUJOURD’HUI EN FRANCE
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