L’époque où le bébé était perçu pendant les premiers mois de sa vie comme dépourvu de réelle intelligence est bel et bien révolue.
La recherche s’intéresse de plus en plus au développement précoce du nouveau-né, et les résultats des études démontrent que le développement de l’enfant est bien plus complexe qu’il n’y paraissait jusqu’aux années 90.
Dès les premiers jours, le nouveau-né sourit, ou, plus exactement, il imite spontanément le sourire qu’on lui fait. Un psychologue a montré que, dès sa naissance, le nourrisson possède de fortes capacités d’apprentissage. Il associe vite cette mimique au plaisir et ne se prive pas de la communiquer.
Dès 4 mois, le bébé est parfaitement capable de distinguer la voix de sa mère, des autres sons, et préfère clairement les intonations de sa langue maternelle.
Des scientifiques ont démontré que le bébé est plus attentif quand il entend parler dans la même langue que celle de sa mère. Dès 4 mois, il discerne les subtiles variations de sa langue maternelle et essaie de les imiter avec ses gazouillis, qui sont différents chez les bébés anglais, français et espagnols.
Dès 4-5 mois, l’enfant comprend parfaitement que le jouet qui sort de son champ de vision n’a pas définitivement disparu pour autant. On appelle cela « la permanence de l’objet ». Il y a encore 20 ans, on croyait que cette capacité n’apparaissait que vers l’âge d’1 an. En fait, les bébés captent et enregistrent tout.
Dès 6 mois, le bébé distinguerait le bien du mal, c’est ce que démontrent de récentes études menées à l’université de Yale. L’une des expériences a consisté à montrer un film avec des marionnettes, 2 gentilles et une méchante. Les enfants ont préféré ensuite jouer avec celles qui s’étaient montrées bienveillantes dans le film.
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