La compétition scolaire est devenue un de nos sports préférés et elle touche tous les milieux sociaux. Chaque étape de la scolarité représente maintenant une épreuve existentielle qui touche toute la famille.
Dorénavant, les parents n’ont plus aucunes limites. Pour faire entrer leurs enfants dans les meilleures écoles, certains n’hésitent pas à ruser. On parle même de pots-de-vin !
Mais ce qui prime avant tout pour les parents, ce sont les notes. A tel point que l’angoisse scolaire est devenue un business lucratif : La France est le premier marché européen des cours privés. Il existe même des cursus payant censés préparer l’entrée au CP !
Le problème, c’est que de plus en plus de parents ne comprennent pas que leur enfant a besoin de temps pour mûrir. Et du coup, on ne supporte plus qu’il n’écrive pas parfaitement au CP.
Aujourd’hui, on a l’impression que les devoirs à la maison sont plus là pour rassurer les parents que pour faire travailler les enfants. Beaucoup d’instituteurs racontent comment certains parents leur en demandent toujours d’avantage.
Conséquence de tout ça : explosion des livres « ludo-éducatifs », grosse cote des baby-sitters et profs de sport bilingues, mais aussi des colonies de vacances « éducatives ».
Mais attention : les enfants biberonnés au culte de la performance ne deviendront pas forcément les meilleurs. Au contraire, les enfants d’aujourd’hui vivent sous tension. A croire que le temps de l’enfance hors des contraintes et des responsabilités, n’existe plus.
Le problème, c’est que les parents qui cherchent à calmer le jeu et à laisser leurs enfants respirer passent pour des démissionnaires.
Laissons la conclusion à Patrice Huerre, pro de l’enfance : « Laissons les aller à leur rythme ! Quand les enfants rêvassent, les parents craignent qu’ils ne perdent leur temps, mais c’est faux ! »
SOURCE : ELLE
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