Lise Eliot est une neurobiologiste, diplômé de Harvard, qui a planché pendant 8 ans sur l’écriture de son livre : « Cerveau rose, cerveau bleu. Les neurones ont-ils un sexe ? ».
Son bouquin a connu un très grand succès aux Etats-Unis. Et pour cause, elle a épluché les innombrables études scientifiques consacrées aux différences intellectuelles ou comportementales entre hommes et femmes, filles et garçons.
Résultat : elle fait exploser les stéréotypes et les idées reçues. Elle explique que, oui, le cerveau des garçons est un peu plus volumineux, mais c’est simplement lié à leur taille et leur poids plus élevés. Le cerveau des filles termine sa croissance deux ans plus tôt. Mais ils sont avant tout remarquablement similaires entre eux !
En termes d’aptitudes, de comportements, les écarts sont bien plus importants entre deux personnes du même sexe qu’entre hommes et femmes.
Alors comment expliquer l’engouement de ces dernières années pour les théories du type : « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus » ?
Pour la neurobiologiste, la réponse est toute trouvée : C’est parce que nous adorons les différences entre les sexes. Elles pimentent les relations amoureuses, nourrissent les comédies qui nous font rire… D’une façon générale, c’est toujours plus amusant de trouver des différences.
Alors les études ou les livres qui en font leur cheval de bataille, rencontrent un véritable succès. Et c’est aussi vrai côté de la recherche : une étude qui découvre une différence statistique importante entre filles et garçons est tout simplement plus intéressante et a donc plus de chance d’être publiée.
Elle termine en rappelant que notre cerveau est incroyablement plastique, et que nos activités le transforment en permanence. Et que donc, les rares différences entre filles et garçons peuvent être compensées en quelques heures d’apprentissage.
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