Mathilde Seigner est une actrice qui n’a pas sa langue dans sa poche. Si elle s’est toujours exprimée sans détour sur l’hypocrisie du milieu, la comédienne de 45 ans tourne désormais sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Car on le sait, malgré 11 films à plus d’un million de spectateurs, elle a souvent plus fait parler d’elle pour ses sorties fracassantes que pour ses rôles.
On se souvient bien sûr de sa fameuse prestation lors de la cérémonie des Césars 2012, quand elle a remis la statuette du meilleur second rôle masculin à Michel Blanc… un peu à contre cœur.
Quand on lui demande, si avec le recul, et si elle regretter ce moment, elle raconte : « A ma sortie de scène, j’ai croisé des regards très durs. C’était de ma faute. Mais l’addition a été vraiment salée, ça m’a dégoutée, alors j’ai pris mes distancés. J’assume ce dérapage, mais on m’est tellement tombé dessus que j’avais fini par me dire : « Il faut que je quitte ce métier » »
Mais alors, se sent-elle vraiment à sa place dans ce monde de paillette ? : « Je sais où sont mes vrais amis, mais pour les autres, leur amabilité dans les soirées snob se mesure en fonction du succès. Au-dessous de 500 000 entrées, on est peut considérer. Entre 500 000 et 1 million, il commence à y avoir plein de bisous. Au-delà du million, là, c’est l’avalanche ! »
Mais Mathilde Seigner est loin d’être la seule à oser penser tout haut dans le cinéma. On se souvient de Maurice Pialat à la Cérémonie de clôture du Festival de Cannes en 1987
Dans ce même Festival, 12 ans plus tard, c’est Sophie Marceau qui s’est faite remarqué.
Et enfin plus récemment, c’est Léa Seydoux, qui n’avait pas caché la difficulté du tournage de La Vie d’Adèle : elle a déclaré : « C’était vraiment horrible et humiliant. Je ne retournerai jamais avec Abdellatif Kechiche. »
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