Attendre, attendre, toujours attendre… c’est pénible, mais c’est inévitable. Et la façon dont on vit l’attente dépend de notre état émotionnel.
Quand vous êtes énervé d’attendre, le temps passe lentement. Mais, plus surprenant, la perception varie aussi selon notre âge : « Les personnes âgées, parce qu’elles ont une fréquence cardiaque ralentie, ont l’impression que ce qui les entoure va très vite alors que pour les enfants, c’est l’inverse », explique un psychiatre.
Pareil avec la température corporelle : plus on a chaud, plus ça va vite à l’intérieur, plus ça semble lent à l’extérieur.
Mais comme tout ça n’est pas fiable à 100%, les professionnels de l’attente ont décidé de jouer à fond sur la dimension psychologique. « En distrayant l’individu, ont réduit sa sensation d’attente », explique le psy.
Pour nous faire croire qu’on n’attend pas même quand on attend, il y a des trucs simples : miroirs dans les ascenseurs, galeries à parcourir dans les aéroports, sports télé dans les administrations… On est tous manipulé.
Disney a ainsi imaginé des couloirs en trompe-l’attente serpentant dans des décors animés pour détourner nos yeux de la montre. Plusieurs professionnels ont laissé entendre en off que les délais affichés étaient surestimés, pour qu’à la fin du calvaire les visiteurs grimpent dans Space Mountain le cœur léger.
Si la raison de la queue nous échappe le plus souvent, ses règles sont bien intégrées. La loi du « premier arrivé, premier servi » a toujours valeur de constitution. Selon une étude, nous serons même prêts à patienter 2 fois plus longtemps si nous sommes sûrs que ce principe sera respecté.
AUTRES DETAILS :
Aujourd’hui, à quelques exceptions près comme la sortie du nouvel iPhone, les temps d’attente ont beaucoup diminué mais n’ont pas supprimé l’impatience. Sur Internet, notre seuil de tolérance est de l’ordre de 10 secondes. Au-delà, on zappe, on ouvre un autre site.
Les conseils du fondateur de jaimeattendre.com :
1/ Préférez les jours de très très beau ou très très mauvais temps pour aller au musée.
2/ Choisissez le jeudi pour tout le reste
3/ Evitez les créneaux moutonniers, type 14h15 pour les caisses de prévoyance-retraite qui enregistrent leurs pics d’appel juste à la fin des Feux de l’amour.
SOURCE : NEON
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