Acheter ou payer : Voici ce
qui pourrait vous arriver dans peu de temps lorsque vous pousserez la porte
d'un magasin. En Australie, une enseigne est déjà passée à l'acte. Depuis le 1er
Février, elle fait payer 4 € tout client qui repart sans avoir rien acheté. Une
première mondial.
Une affichette scotchée à l'entrée du magasin explique sans détour les raisons de cette décision : "De plus en plus de gens utilisent ce magasin pour voir nos produits et vont les acheter ailleurs."
L'objectif : Eviter de perdre du temps et de l'argent avec des touristes du shopping qui viennent découvrir physiquement un produit, obtenir des démonstrations et des conseils auprès des vendeurs avant de rentrer chez eux pour comparer les prix en ligne pour acheter sur Internet.
Plus insolent encore : certains des adeptes de ce lèche-vitrines se servent de leur smartphane dans les rayons même du magasin pour mener leur enquête.
Ce comportement porte un nom : le showrooming. Et il agace au plus haut point les distributeurs. Car avec Internet, acheter un produit ne se conçoit plus sans comparer les prix. A tel point que Amazon, a développé une application dédiée. Baptisée "Price Check by Amazon", elle permet ni plus ni moins de scanner le code-barres d'un produit, d'afficher le prix Amazon et de proposer une ristourne de 5% s'il est acheté dans les 24h suivant le scan !
C'est ce qui s'appelle de la concurrence déloyale, mais légale aux Etats-Unis. Pour contrer cette pratique, certaine enseigne ont développé leur propre code-barres, qui ne fonctionne pas avec les applis comparatrices de prix.
Et en représailles, d'autres magasins ont retiré de leurs rayons la liseuse de livre numérique Kindle développée et vendue par Amazon.
En France, la Fnac et Darty sont les 2 chaines qui souffrent le plus du showrooming.
A la question : assistera-t-on demain à la disparition des bon vieux magasins en dur ? Un expert répond que non mais que ces lieux vont devenir plus petit et plus spécialisés.
La solution pourrait venir de la mise en place de produits exclusifs, vendus uniquement dans ces magasins, et introuvable sur Internet.
SOURCE : LIBERATION ECO FUTUR
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