Tout le monde sait que pour avoir un billet de train pas
cher, il faut s’y prendre à l’avance, à peu près 3 mois avant. Mais on a
quasiment tous connu le billet de train qui augmente d’une minute à l’autre,
sans raison apparente.
On en avait déjà parlé, c’est ce qu’on appelle le « yield management » : Plus le train se remplit, plus les prix montent. C’est le même principe chez Air France. Ce qui peut expliquer qu’un aller-retour Paris-Madrid en classe économique peut aller de 50 à 450 € selon le moment de la réservation.
Mais il y a une autre technique utilisée, beaucoup moins connue, qui explique ces variations de prix toujours à la hausse : l’IP Tracking.
Le principe est simple : Quand vous faites une recherche de billets, l’opérateur enregistre cette recherche et l’associe à votre adresse IP. Il vous propose alors un prix « P ». Si vous décidez de prendre ce billet, vous payez ce prix « P », fin de l’histoire.
Mais si vous ne l’achetez pas immédiatement et que vous réessayez plus tard, l’opérateur a gardé en mémoire votre 1ère recherche, et vous propose alors un prix un peu supérieur « P+E », dans le but de susciter l’achat immédiat en vous laissant croire que le nombre de places diminue et que le prix augmente. Et ceci même si aucune autre personne n’a acheté de billet entre temps.
Un seul conseil pour ne plus se faire prendre à l’IP tracking : faire toutes les simulations possibles et imaginables sur un ordinateur, et une fois que vous avez trouvé votre bonheur, vous l’achetez à partir d’un autre.
SOURCE : Lemonde.fr
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