Qu’on l’assume ou pas, nous aimons tous les ragots. Et
pour nous donner bonne conscience, des chercheurs vont même jusqu’à dire que ce
sport vieux comme le monde est bénéfique pour ceux qui le pratiquent.
Alors qu’est-ce que nous apprennent ces scientifiques : que les commérages nous procureraient du bien-être et nous rapprocheraient les uns des autres. D’ailleurs, nous dit une psy « cette information, vraie ou fausse, que 2 personnes s’échangent à propos d’une 3ème, peut engendrer une forme d’intimité, fondée sur le partage d’un secret. »
Mais jusqu’à quel point pouvons-nous déblatérer sur nos voisins ? Et bien tout dépend de notre cible. Commérer sur un people ne pourra pas lui nuire. On est dans le registre plutôt léger du jeu : après tout, le people accepte cette position.
En revanche s’attaquer systématiquement à des proches n’est plus un jeu, mais une forme de perversion puisqu’on jouit aux dépens des personnes que l’on côtoie. Et celui qui s’y adonne risque d’être rejeté, et identifie comme celui à qui il ne faut rien confier.
Les commérages donnent de l’importance : Qu’y a-t-il de meilleur que de détenir une info que personne n’a. Pendant qu’on raconte son histoire, on a l’impression que le monde tourne autour de nous. Un psy explique que « l’excitation que procure le potin a un fondement assez « mégalo ». J’ai connaissance d’infos secrètes, je suis en avance d’un temps sur la vérité des choses ! »
L’endroit où l’on préfère papoter est bien sur le bureau. L’entreprise est le lieu par excellence où les commérages font rage. Parce qu’ils permettent de se défouler, jouent un rôle de soupape de décompression. En déblatérant sur un supérieur, on est un peu dans la position du fou face au roi.
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