On savait que Steve Jobs était un bosseur invétéré,
toujours à la quête de la nouvelle révolution. Mais ce qu’on sait moins, c’est
que Jobs aura fait preuve jusqu’à sa mort d’une obsession pathologique du
détail.
A l’hôpital, ne supportant pas le design de l’appareil d’assistance respiratoire qu’on lui installe, il exige 5 nouveaux modèles pour qu’il puisse faire son choix. Quant aux 3 infirmières qui s’occupent de lui, il les a sélectionnées après en avoir auditionné 67.
Déjà dans sa maison, le fondateur d’Apple n’avait installé qu’un matelas, une table et quelques chaises car il lui faut un certain temps avant de décider de ce qu’il veut exactement avoir chez lui.
Sa femme raconte : « Nous avons passé 8 ans à parler d’ameublement. Des questions comme ‘à quoi sert un canapé ?’ pouvaient nous plonger dans des réflexions de plusieurs heures. » Et l’âpreté des débats atteint son summum autour du choix d’une machine à laver : « Etait-il si important pour nous de laver notre linge en une heure plutôt qu’en une heure et demie ? Pendant 2 semaines, tous nos dîners ont été consacrés à ces questions. »
Jobs était un homme compliqué et épuisant. Un ami explique qu’ « il possédait la troublante faculté de repérer votre point faible, de savoir exactement comment vous humilier et vous faire sentir tout petit. »
On raconte aussi qu’il avait l’habitude de se garer sur les places handicapées, de geindre comme un enfant à la moindre contrariété. Qu’il s’est un jour mis à klaxonner hystériquement pendant qu’un policier remplissait sa contravention. Qu’il pouvait renvoyer son plat 3 fois de suite au restau, et qu’il n’hésitait pas à dire à son assistante que son tailleur est atroce.
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