«Une femme, une pipe, un pull » c’est le slogan qu’a utilisé la marque de pull Paul Fourtiq, aujourd’hui disparue, pour exprimer la recette de l’idéal masculin. Le moins qu’on puisse dire c’est que la pipe était en vogue dans les 60’s &70’s.La formule a été reprise pour le parfum « green water » de Jacques Fath : « Sa nièce, sa pipe, son eau de toilette », slogan plus pervers, accompagné d’images échappées d’un roman de Sagan.
Ces pages de publicités ont commencé à arriver dans les magazines à grand tirages dans les années 60 et 70, on sentait déjà que les créateurs de l’époque aimaient jouer avec les limites, et véhiculaient une image un peu rétrograde de la femme.
Outre le coté macho, le tabac également très présent, ce qui choque d’autant plus, surtout depuis les lois anti-tabac des années 2000, le livre rappelle notamment une pub pour la marque Camel montrant un homme en cravate, cigarette à la main avec le slogan « Selon une récente étude nationale, CAMEL est la marque de cigarette préférée des médecins .»
La majeure partie des publicités répertoriées dans le livre sont américaines, prônant l’alcool, le tabac les armes, et utilisant l’image des enfants sans précautions. Comme cette marque de cosmétique américaine, qui affiche une fillette très maquillée un ours en peluche dans les bras et ce slogan : « l’innocence est plus sexy que vous ne pensez ». On vous les mettra sur le blog.
Certaines publicités ont aussi pris un sens bien différent avec le temps et les faits d’actualités. Une affiche montrant trois pécheurs en train de siroter des bières accompagné de l’accroche «pendant ce temps-là à Kronenbourg, une jeune femme est enfermée dans le noir ». il ne s’agit évidemment pas d’une otage dans une cave mais bien de la laborantine de la marque de bière.
Aujourd’hui, certaines publicités jouent encore avec les limites, l’autodérision ou encore le second degrés, comme canal + avec son affiche pour la diffusion du film « intouchable » surplombé de l’accroche «Omar m’a poussER », on pense aussi a la crème fraiche «Babette» qui «se lie se fouette et parfois passe à la casserole».
Source : Libération
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