On vous avait parlé en premier sur RTL2 des trottoirs podo-électriques écolos pour éclairer les rues. Et bien, malgré la pub faite ici et là, cette invention ne verra pas le jour chez nous…
« Depuis que j’ai vendu mon brevet aux Etats-Unis, je n’arrête pas de recevoir des appels de gens prêts à me financer, rigole Laurent Villerouge. Forcément, on se dit que si les Américains y ont cru, c’est que ça doit valoir le coup. »
Trop tard. Sa start-up toulousaine, Viha Concept, plie bagage. Direction New York, où son projet a tout de suite trouvé des partenaires motivés. La France, cet entrepreneur la connait : « Tout y prend des années-lumière ! »
Son idée de trottoir auto-éclairant est lumineuse : capter l’énergie des passants grâce à des dalles montées sur ressorts. La nuit, la rue s’illumine dès que le trottoir est foulé par un piéton. « Avec 10 000 passages dans la journée, on assure 3h d’éclairage gratuit. »
Après avoir mis au point 20 prototypes, la ville de Toulouse les met en place devant une station de métro. Une 1ère mondiale qui suscite l’intérêt de la SNCF et de la RATP, mais aussi de grandes villes comme Barcelone ou Bruxelles.
4 brevets sont déposés par la start-up, qui cherche alors des fonds pour attaquer la production en série. Les banques ne sont intéressées que lorsque le produit est déjà commercialisé. Quant à l’ex-ministre de l’Ecologie, NKM, elle a tout simplement perdu le dossier qu’il lui avait remis.
Aux Etats-Unis, « il a suffi de 4 heures à distance pour signer un partenariat ». Là-bas, il compte exploiter sa mine d’idées : recycler l’énergie de l’essorage du lave-linge pour chauffer l’eau du cycle suivant, allumer les plafonniers de voitures grâce à l’énergie des claquements de portières ou encore récupérer l’énergie des roues pour éclairer les entrées de parking et les péages d’autoroutes.
« En France, on regarde d’abord vos diplômes. Aux Etats-Unis, c’est une autre philosophie. La seule question est de savoir s’il y a de l’argent à gagner avec votre idée. » Et la réponse doit être oui, car il a vendu son brevet de trottoir électrique à la société californienne Harvest NRG.
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