Dire bonjour, merci, au revoir, laisser sa place à une personne âgée, se parler sans hurler ou ne pas se vautrer à table, sont autant "de signaux qui disent aux autres : Je vous ai reconnu, vous existez à mes yeux. Ils véhiculent le respect des autres et le respect de soi", résume un psychologue.
Mais la politesse ne se perd pas que chez les jeunes. Nos dirigeants sont de piteux modèles. Nicolas Sarkozy s'est amélioré mais avec son portable chez le pape et son fameux "casse-toi pauv'con", il avait mal commencé.
Une professeur de science éco nous dit que "la politesse est dévalorisée voir ringardisée", a tel point que la RATP a lancé en septembre dernier une campagne pour sensibiliser aux règles minimales de civilité.
CONTRASTE ENTRE POLITESSE ET SAVOIR VIVRE
Si la politesse est toujours plus malmenée, elle reste la partie émergée d'un art complexe érigé en monument culturel, dont les Français raffolent : le savoir-vivre.
Exemple de savoir-vivre : La reine d'Angleterre reçoit le Prince héritier du Japon. A table, on sert des asperges et à côté des assiettes sont disposés des rince-doigts. L'étranger boit le sien. Aussitôt, la reine attentive, en fait autant. Elle met à l'aise son interlocuteur, quitte à composer avec les usages.
SEBASTIEN TALON, PROFESSION : PROF DE POLITESSE POUR CHEF D'ENTREPRISE
Beaucoup de ses conseils remontent à Catherine de Médicis comme ne pas mettre les coudes sur la table pour que les dentelles à votre poignet ne trempent dans l'assiette.
Autre point important : la façon d'apporter un présent quand on est invité à diner : On vous en a déjà parlé. On n'apporte pas de fleurs sans vase, ou on les envoie le matin même. Pour ce qui est des chocolats, on les laisse discrètement à l'entrée pour ne pas gêner les personnes qui n'auraient rien apporté.
SOURCE : NOUVEL OBS
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