Walter Isaacson (ancien patron de Time Magazine et de CNN), a commencé en 2009 une 40aine d'entretiens avec le cofondateur d'Apple et a enquêté auprès d'une 100aine de personnes de son entourage, famille, amis, rivaux, collègues. Il dessine un homme créatif, brillant mais arrogant et brutal.
SUR ANDROID ET GOOGLE
Il relate une conversation à propos de Google, que Jobs traite de voleur et d'Android qu'il qualifie de merde : "Google pille notre iPhone ! C'est du vol manifeste. Je donnerais mon dernier souffle, s'il le faut, je dépenserai jusqu'au dernier penny des 40 milliards que nous avons en banque, pour avoir gain de cause. Je détruirais Android, parce que c'est un produit volé (le patron d'Android a travaillé quelques années avec Steve Jobs). Je vais lancer une guerre thermonucléaire."
Le sale caractère de Steve Jobs n'est pas passé sous silence dans cette bio officielle mais pas complaisante, sur demande de Jobs en personne.
Le patron d'Apple n'a pas hésité à alpaguer Barack Obama qui "devrait prendre exemple sur la Chine où il serait plus facile de construire des usines sans régulation ni coûts inutiles".
Jobs a failli refuser l'invitation du dîner qu'Obama a organisé avec les plus grands pontes de la technologie… car il voulait que le président lui téléphone en personne !
SUR BILL GATES
Jobs se montre aussi tranchant quand il juge ses concurrents. Pour lui, les autres poids lourds de l'informatique sont confinés dans le passé. Sur Bill Gates, l'autre star mondiale des nouvelles technologies, créateur de Microsoft, il balance :
"Bill est un être dépourvu d'imagination, et il n'a jamais rien inventé. C'est la raison pour laquelle il est plus à son aise aujourd'hui dans le monde caritatif qu'il ne l'était dans celui de la technologie. Il s'est juste contenté de piquer les idées des autres."
SUR SES ENFANTS
Il ajoute : "Il y a beaucoup de choses dont je ne suis pas fier, notamment la façon dont, à 23 ans, j'ai géré la situation lorsque ma petite amie est tombée enceinte."
Alors pourquoi ce livre si loin de sa discrétion habituelle ? "Je n'ai pas toujours été là pour mes enfants et je voulais qu'il sache pourquoi, et qu'ils comprennent ce que j'ai fait."
SUR SA MALADIE
Quand le diagnostic de son cancer tombe en 2003, en adepte de la médecine douce, il refuse que "son corps soit ouvert", il préfère suivre un régime alimentaire et consulter des spiritualistes. Lorsqu'il accepte l'opération, 9 mois après, il est trop tard.
A la fin des entretiens, il déclare à Isaacson : "Je ne lirai pas tout de suite, parce que je ne veux pas me mettre en colère. Peut-être que je le lirai dans un an. Si je suis encore dans le coin." 2 mois plus tard, il mourrait à 56 ans.
SOURCE : VSD / L'EXPRESS
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