A Hollywood, lors des Oscars, le producteur monte toujours sur scène pour recevoir le prix du meilleur film. Mais pas en France.
Mal aimé ? En tous cas peu connu et reconnnu…C’est pour ça que le producteur historique et président de l’académie des Césars Alain Terzian (200 films à son actif) leur a offert lundi dernier leur cérémonie. Mais loin de la presse…Avec à la clef le prix Daniel Toscan du Plantier.
Et pour la seconde année consécutive c’est Sylvie Pialat qui a remporté le prix Daniel Toscan du Plantier de la meilleure productrice pour Timbuktu. (Dans le jury Dujardin, Marion Cotillard et les 920 autres votants..).
Rare sont ceux à avoir connu le faste.
Ca c’était après la création de Canal en 84, « il fallait des films pour nourrir l’antenne » dit Terzian. Il n’existe plus de dynastie de producteur. Sauf Thomas Langman (The Artist) et Dimitri Rassam (Le Prénom) qui ont hérité d’un bon compte en baque et d’un gros carnet d’adresse de leur père…
Leur job : Anticiper les envies des spectateurs 3 ans à l’avance, ensuite le film doit tenir 7 ans (entre la VOD et le DVD). De l’idée au choix du cinéaste en passant par la recherche du financement, jusqu’au montage, le producteur est omniprésent…
Autre particularité française : Nous sommes le seul pays au monde où le réalisateur a la final Cut !
Mais c’est l’un des rares métiers où l’on peut s’enrichir. Faut-il savoir prendre des risques, oser miser, avoir du Pif…
Cette année, on saluera celui de la Famille Bélier, d’Hippocrate, et de Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu…
Source: Le Figaro
Commentaires