Les hommes politiques sont à la diet. Les fameuses cuillères de caviar mitterrandiennes ont été sacrifiées au profit des plateaux repas Sarkozystes, un des symboles du changement dans l'exercice du pouvoir. Et François Hollande a suivi la tendance.
La bonne bouffe était pourtant historique chez nos politiques. Mis à part Giscard D'Estaing qui a tenté "la cuisine minceur", Pompidou, Mitterrand et Chirac avaient perpétué la tradition. Mais aujourd'hui, fini. Le bon bordeaux laisse place à l'eau gazeuse et le suprême de pamplemousse a remplacé le foie gras mi- cuit. Mais pourquoi ce changement de cap?!
D'abord l'Elysée aussi fait des économies.
Ensuite, il y a la pression médiatique de l'image: un sociologue de l'alimentation explique que les politiques veulent "pouvoir fermer leurs vestes". Par exemple, Manuel Valls adopte le Noglu (régime sans gluten) comme Novak Djokovic, le tennisman.
L'homme politique est devenu un people. Il n'a pas envie de se retrouver en photo, la bedaine apparente dans Gala ou Closer.
Enfin question d'efficacité : Les repas ne durent plus 2h mais plutôt 45 minutes.. Du coup, on ne négocie plus dans la salle à manger mais dans celle de réunion.
Mais pas toujours facile de garder le cap! L'année de leur élection les élus acceptent tous les déjeuners et diners, du coup ils prennent jusqu'à 5 kilos.
Mais Il reste quelques irréductibles comme Xavier Bertrand ou Jean Vincent Placé. Selon eux, le danger de cette attitude, c'est de perdre l'attachement du pays à son terroir, alors ils résistent, à base de rôti de bœuf et de couscous.
Source: GQ
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