Le concept est le même : 24 collégiens français vont tenter de décrocher leur certificat d’études, diplôme mis en place en 1882 que les élèves passaient à l’issue de l’école primaire.
Agés de 12 à 15 ans, les candidats sont représentatifs d’une classe d’aujourd’hui. Privés d’Internet et de smartphones, ces élèves ont été déconnectés de leur univers pendant tout le mois de juillet, enfermés entre les murs du pensionnat de Val, en Belgique.
De vrais professeurs ont été eux aussi recrutés pour jouer leur propre rôle, version années 1950, avec dans le premier rôle, M.Gautier, le surveillant général, figure de l’autorité du pensionnat.
L’occasion de revenir sur quelques-unes des règles de l’époque dans les pensionnats :
Huile de foie de morue pour tout le monde : une cuillerée à ingurgiter 30mn après le réveil, réglé à 7h. A l’époque elle était considérée comme un excellent complément nutritionnel.
Uniforme et cheveux courts : Dans la France de l’après-guerre, aucune place pour la fantaisie. L’uniforme est de rigueur : jupe, blouse, ruban et tresses pour les demoiselles. Bermuda, cravate et cheveux courts pour les garçons. Même les sous-vêtements étaient fournis.
Morale et arts ménagers : Aux côtés du français, de l’histoire-géo et des mats sans calculatrice bien sûr, il y avait aussi des matières oubliées qui contribuaient à forger les futurs adultes : arts ménagers, cours de morale et de maintien et leçon de choses…
Le régime alimentaire n’était pas vraiment le même. Au menu langue de bœuf, foie de veau, rognons de veau, lapin aux pruneaux…
Et enfin on ne rigole pas avec la discipline. La moindre question exige un « Oui Mademoiselle » ou un « Oui Monsieur ». En cours, on lève la main pour prendre la parole, toujours debout à côté de son bureau. Et pour aller à la cantine, c’est en rang par ordre de raille et en silence bien sûr.
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