Trop révolutionnaire,
inadapté à nos habitudes de consommation… Les arguments ne manquent jamais pour
prédire le pire à un nouveau produit.
« Dans une entreprise, il y a toujours quelqu’un pour vous dire que votre idée ne marchera jamais », raconte Lionel Turci, du cabinet de conseil en innovation Créargie.
OREO : « Un biscuit à tremper dans du lait, c’est bon pour les Américains ! ». Et bien ce gâteau est devenu le treizième le plus vendu en France (sur 80) devant Pim’s ou Paille d’Or.
CASTEL : « Couper son vin avec du jus de fruit, quel sacrilège », et pourtant la marque a écoulé 4 millions et demi de bouteilles VeRy en France. Il a fallu 6 mois de recherche des œnologues, ingénieurs et marketers pour élaborer une gamme de vins aromatisés aux fruits. « On voulait un assemblage très équilibré, un certain degré d’alcool (10°) et une couleur franche sans être trop rosée » explique la chargée du breuvage.
MCDONALD’S : « C’est quand même pas McDo qui va me faire manger un jambon-beurre ». Et bien le roi du fast-food a vendu plus de 10 millions de ses sandwichs Baguette en 3 mois. Tout est dans la recette, un drôle d’équilibre franco-américain. L’année dernière, McDo a testé le McBaguette deux fois six semaines dans ses 1260 restaurants. Le test a été concluant, du coup il figure désormais à la carte, avec un menu Casse-Croûte.
SARENZA : « ACHETER DES CHAUSSURES SANS LES ESSAYER, C’EST ABERRANT ! ». Peut-être mais le site compte plus de 2 millions de clients dans 25 pays. Bien conscient du problème de ne pas pouvoir essayer les chaussures, le site a multiplié les garanties : Retour gratuit, remboursement à 100%, même en période de soldes. En amont, Sarenza s’est doté d’une logistique ultramoderne, permettant la préparation de 9 000 commandes par heure. Et chaque jour, 40 salariés répondent à 2 000 personnes.
DESIGUAL : « C’est pas une Française qui porterait n vêtement bariolé, comme ça… ». Et bien la marque a réalisé pas moins de 703 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, dont 125 millions en France. « On va à contre-courant de la mode » explique le directeur commercial.
La marque joue à fond la carte de l’originalité, héritée de son fondateur, Thomas Meyer, un hippie d’Ibiza.
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