Les relations dans l'entreprise sont soumises à une série
de codes, dont font partie le vouvoiement, et le tutoiement. Selon une étude du ministère du Travail :
Les hommes tutoient plus souvent leur chef (73 %) que les femmes (51 %).
Les hommes tutoient leur chef sans tenir compte de son sexe, alors que les femmes tutoient beaucoup moins souvent leur chef si c'est un homme.
Et pourtant, le tutoiement a aujourd’hui tendance à se généraliser :
Jusqu'à présent, il était plutôt réservé aux secteurs de la publicité ou des médias, il se démocratise maintenant dans des domaines plus conservateurs : comme les cabinets juridiques par exemple.
Cette tendance au tutoiement vient surtout de l’univers anglo saxon avec lesquelles les entreprises Francophones travaillent de plus en plus. Puisqu’en anglais, il n’existe pas de différence.
Ricardo Croati, un coach de dirigeant explique par cette évolution une volonté des individus de se rapprocher, mais aussi d’abattre les barrières mentales qui brident la communication.
Parce que le tutoiement peut aussi faciliter la gestion des crises en entreprises, et appuyer sur l’humain dans les relations au travail. Tout en gardant bien sûr, les frontières hiérarchiques. Par exemple un employé se sentira plus à l’aise pour demander une augmentation, ou s’opposer aux idées de son patron en le tutoyant.
Coté Patron, 1 sur 2 est du double usage, en particulier avec leurs secrétaires : le vouvoiement en public, tutoiement en privé.
Le tutoiement doit venir malgré tout du patron qui doit franchir le pas. Mais autant demander directement à son collègue ou à son patrons si on peut le tutoyer, au risque de se voir répondre «c’est comme vous voulez !».
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