Depuis hier, un nouveau label bio
européen a vu le jour : il est représenté par
une feuille verte couronnée d'étoiles. Le Nouvel
Observateur fait aujourd'hui sa une avec « La vérité sur les produits bio » et répond à quelques
questions dans un dossier spécial :
- Pourquoi le bio, c'est cher ?
C'est pas toujours plus cher, mais il faut savoir qu'en général le bio nécessite plus de travail de la part des agriculteurs, pour des rendements qui sont inférieurs.
- Le bio est-il meilleur pour la santé ?
Certaines études montrent que ça n'apporte rien, d'autres, au contraire, que c'est bénéfique. Les chercheurs réclament une étude qui soit vraiment indépendante.
- Le bio a-t-il meilleur goût ?
Ça peut arriver ! Mais c'est pas toujours le cas.
- Les semences sont-elles bio ?
En principe oui. Mais ça n'est pas illicite de cultiver du bio à partir de semence non bio, il suffit de respecter les proportions autorisées.
- Que vaut le bio dans les grandes surfaces ?
La particularité du bio qu'on peut trouver en grande surface, c'est qu'il est en moyenne 25 % moins cher qu'ailleurs. Mais pour obtenir des prix pareils, ils sont forcés de réduire les coûts, soit en mettant la pression aux fournisseurs, soit en important les produits bio de l'étranger.
- Et le vin bio ?
Il n'a aucune existence officielle : c'est le raisin qui doit être issu de l'agriculture biologique. Pourtant, si le vin bio n'existe pas, les vignerons bio, eux, sont bien vivants. Ils utilisent le soufre avec modération et recherchent la pureté.
Mais ils n'ont pas été entendus pour la mise en place de ce label. Car une grande majorité veut autroriser des pratiques identiques à celles de la viticulture conventionnelle.
Pour le moment, l'Europe a donc renoncé au concept de « vin biologique ».
Le Nouvel Observateur
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