Au début des années 30, vous n'aviez aucune trace d'horoscope dans les journaux! Jusqu'en 1938, il y en avait qu'un pour tout le monde appelé "l'éphéméride de la chance" ou "le bonheur du jour"
En 1938, Marie Louise Sondaz, une astrologue qui officie chez Marie Claire cherche un moyen d'individualiser les prévisions. Elle commence par distinguer l'avenir des blondes, des brunes et des rousses avant d'avoir l'idée révolutionnaire…classer les prévisions selon les dates de naissance et les signes du zodiaque. Près de 80 ans plus tard, plus de la moitié des 100 journaux les plus diffusés de France publient un horoscope, dont pratiquement toute la presse féminine.
Sauf qu'aujourd'hui, il est de moins en moins question de prédictions astrologiques…Prenons l'horoscope du Parisien par exemple, très lu, il est signé par "Alexandra Marty", démasquée en 2013, l'astrologue n'existe pas. Elle est la création d'une PME d'Aubagne, Téléprogrammes Infos Presse, dont le boulot consiste à fournir des jeux et des horoscopes à plusieurs médias.
Vrai ou faux, finalement peu importe, les lecteurs marchent. On a tendance à se reconnaitre facilement dans une description assez générale, d'autant plus si elle est positive. Or, l'horoscope c'est précisément cela: un énoncé positif qui donne la pêche. On ne vous conseillera jamais d'aller dire merde à votre boss!
Selon l'astrologue Isabelle Teissier, les gens lisent l'horoscope parce qu'ils cherchent par tous les moyens possibles, pas forcément rationnels à avoir des éléments extérieurs pour choisir. C'est une sorte de développement personnel.
Source: Stylist
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