"La ruche qui dit oui", un ingénieux marché 2.0 qui réunit des consommateurs soucieux de leur alimentation et des petits paysans locaux, par le biais d'une plateforme internet.
C'est un ancien consultant en design industriel pour Sodexo qui a eu cette idée, à la base il rêvait d'un projet social.
Pour faire simple, un responsable de Ruche, pièce maitresse du système crée le réseau. Il dégote un point de vente, organise les rencontres. Les prix sont fixés par le producteur qui reverse à la société et au responsable une commission.
C'est à peu près l'équivalent des Amap, ces associations qui distribuent les produits, des agriculteurs aux consommateurs, sans intermédiaire. La différence, c'est que dans le cas de la ruche, c'est le client qui compose son propre panier.
Et le concept plait: 729 ruches ont été ouvertes en France et s'implantent aussi en Belgique, au Royaume Uni, en Allemagne, en Espagne et en Italie. En 2014 plus de 120 milles clients ont passé près de 550 milles commandes auprès de 4 560 producteurs pour un panier moyen de 45 euros. Ça en fait des chiffres! Tu me suis Kevin? Sur l'année la société affiche un chiffre d'affaire de 2 millions d'euros. Pour vous donner une idée, en 2011, la première année il était de 6 400 euros.
Mais la réussite de "la ruche qui dit oui" ne fait pas forcément plaisir à tout le monde. Les amapiens reprochent à la société de faire des marges importantes sur le dos des petits producteurs! Les créateurs de la ruche se défendent, pour eux tout le monde y gagne, même les agriculteurs.
Source: L'obs
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