Qu’on le place sous le sapin ou dans l’assiette, qu’on l’achète à la dernière minute ou qu’on le planque pendant des mois, le cadeau de Noël, c’est tout un rituel.
Une cérémonie familiale tellement rodé qu’on pense que cette tradition existe depuis des milliers d’années. Alors que pas du tout.
La tradition d’offrir des cadeaux de Noël a été inventée au 19ème siècle ! Et si les « box » ont remplacé le ramasse-miette, très en vogue au 19ème siècle, le cadeau de Noël est synonyme de fête.
Tout commence donc dans la seconde moitié du 19ème siècle, quand la bourgeoisie en plein boom, s’empare de Noël, fête qui était alors religieuse, pour en faire une célébration de la famille.
Du coup, de niveaux rituels se mettent en place comme celui du sapin, piqué aux Allemands. Les étrennes, cadeaux qui s’offraient au Nouvel An, se font désormais le 24 et 25 décembre. Et l’ouverture des cadeaux devient l’apogée de cette nouvelle fête centrée sur les enfants.
Une des caractéristiques du cadeau au pied du sapin, c’est son origine magique, descendu du ciel, comme dirait Tino Rossi. Avant que le Père Noël ne s’impose un peu partout en Europe, les cadeaux étaient distribués par des personnages différents selon les régions : fées, sorcières, saints, père Janvier…
Au début du 19ème, c’est le bonhomme Noël qui s’en chargeait. C’était un vieillard au teint pâle, maigre et vêtu d’une robe de bure.
Et si la fonction première d’un cadeau est de montrer l’affection qu’on porte aux siens, les choses changent. Aujourd’hui, sans scrupules, on demande de l’argent pour Noël et on n’hésite pas à échanger ou revendre nos cadeaux.
Le cadeau, une tradition qui se réinvente…
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