Un
de vos collègues est toujours présent au travail. Même un gros rhume ne le fait
pas rester à la maison. Dans l’entreprise, on le compare à un vrai guerrier.
Pourtant, cela vous inquiète et vous avez bien raison, car toutes les
conditions sont réunies pour dire qu’il fait preuve de présentéisme, qui n’est rien d’autre que le fait
de venir travailler même malade.
Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette tendance est loin d’augmenter la productivité de l’entreprise et du salarié, qui malade, n’a évidemment pas le même rendement … On pourrait dire que le présentéiste est au travail, mais en mode « écran de veille »
Mais que tout le monde se rassure, une nouvelle race de travailleurs commence à voir le jour : les «Slobbies», pour «Slower but better working people», à traduire par « Ils travaillent plus lentement mais mieux ».
Ces salariés d’un nouveau temps refusent d’accepter la vitesse comme seule mesure de la performance. Ils adoptent un rythme réduit, grâce auquel ils sont plus productifs et plus créatifs.
« Le problème n’est pas la vitesse en soi; le problème est lorsque la vitesse devient le seul facteur déterminant, explique Lothar Seiwert, auteur de « Prendre son temps, pour en gagner plus ». Nous gérons les séances pour finir à l’heure pour découvrir ensuite que nous n’avons pas réglé le point le plus important. »
Carl Honoré, journaliste canadien, avait lui aussi tiré la sonnette d’alarme il y a quelques années après avoir été frappé par le rythme de sa vie et les situations délirantes dans lesquelles il s’était mis. Comme le jour où il a failli acheter des contes à lire en 2 minutes pour résoudre la terrible équation du soir: coucher les enfants le plus vite possibles sans renoncer à l’histoire pour retourner à son portable et terminer son travail…
Alors si vous aussi vous voulez vous ranger du côté des Slobbies, lisez le livre de Lothar Seiwert, « Prendre son temps, pour en gagner plus ».
Commentaires